3 changements fondamentaux dans le baseball depuis 1998

Et pourquoi c'est de bonne augure pour le retour du baseball à Montréal

 

Martin Bergeron est de retour chez Grand Chelem pour une 2ème conférence-discussion portant cette fois-ci sur la nouvelle business du baseball et l’impact positif pour nos potentiels futurs ExRays… heu, Expos!  On lui laisse vous présenter son sujet! 

Ahhh…1998! Je m’en souviens comme si c’était hier. On était jeunes, On était fous, comme dirait Charles AznavourJe m’en souviens…mais c’est pas croyable à quel point il y a eu des changements depuis ce temps-là! En 1998, Bill Clinton était le Président des États-Unis. Ça prenait un modem-téléphone pour se brancher sur Internet à la maison. Le gouvernement du Québec mettait le cap sur le déficit zéro, et le centre-ville de Montréal faisait pitié à voir avec ses commerces placardés et ses nombreux stationnements à ciel ouvert.

Par Martin Bergeron – Expos Sabermétrique En 20 ans, on a eu le temps d’avoir George W. Bush, Barack Obama et Donald Trump dans la Maison-Blanche; y’a maintenant du wi-fi pour alimenter nos téléphones intelligents dans des parcs; le gouvernement du Québec nage maintenant dans les surplus budgétaires; et des dizaines et dizaines de tours à condos et à bureaux ont poussé entre Papineau et Atwater. Bref, tout le monde est au courant que la vie a beaucoup changé depuis 20 ans, mais plusieurs de nos compatriotes semblent penser que le baseball, lui, est resté figé en 1998. Stephen Bronfman parle de construire un nouveau stade de baseball au centre-ville…et plusieurs réagissent comme si c’était Brochu-Ménard qui font la promotion du Stade Labatt! (L’ancien site visé derrière le Centre Bell n’est plus disponible parce qu’on y a construit des milliers de résidences. Ça devrait déjà donner un indice, il me semble, mais bon…) On entend donc les mêmes arguments défaitistes qu’il y a 20 ans:
« La flambée des salaires! Le baseball a perdu le contrôle de ses coûts d’opération. »
« C’est tout le temps les 3-4 mêmes clubs riches qui gagnent. C’est plus possible pour un petit marché de compétitionner! »
« À part de ça, avec notre dollar canadien qui en arrache, c’est impossible d’être rentable à Montréal! »
Même plusieurs de nos bons amis amateurs de baseball ont arrêté de suivre ça depuis le tournant de l’an 2000, et pensent que tout est demeuré comme quand ils sont partis. C’est donc plus par tristesse que colère qu’ils évoquent les arguments du précédent paragraphe, en ajoutant que « ce qui était déprimant avec les Expos, c’est qu’on faisait jamais les séries! »

 

Well, boys and girls…j’ai des bonnes nouvelles pour vous autres! Depuis 20 ans, le Baseball Majeur a changé au même rythme que la société, et a apporté trois changements fondamentaux qui sont de très bon augure pour le succès de nos prochains Expos.

Le premier changement fondamental, c’est la formule des séries. On a doublé le nombre d’équipes qui jouent en octobre. Pendant la majorité des saisons des Expos, 2 équipes sur 12 (17%) faisaient les séries dans chaque Ligue. Aujourd’hui, avec les meilleurs deuxièmes, c’est 5 sur 15 (33%). Si on avait eu ça dans le temps, les Expos auraient fait les séries 8 fois! Depuis 15 ans, 25 des 30 équipes des Majeures ont fait les séries au moins une fois.

Le deuxième changement fondamental, c’est que le Baseball Majeur a complètement modifié son modèle d’affaires. Alors qu’autrefois ils opéraient sous un modèle de franchise où chaque équipe était autonome et devait survivre sur son territoire, aujourd’hui c’est plutôt une business commune qui augmente dramatiquement ses revenus, et qui se les partagent à 30. La télé a supplanté les stades comme principale source de revenus, mais même la billetterie est partagée en bonne partie. Le chèque de partage des revenus est en dollars US, bien sûr!

Le troisième et dernier changement, c’est le Moneyball. Ça fait 7 ans que le film de Brad Pitt est sorti. 15 ans le livre de Michael Lewis qui a inspiré le film. 16 ans que les A’s d’Oakland se sont dit : « WTF! On a pas le choix. On va essayer quelque chose! » Ça a tellement bien fonctionné que maintenant toutes les équipes du Baseball Majeur – même les clubs riches – ont adopté à des degrés divers les concepts du Moneyball. Grâce à cette nouvelle façon de bâtir une équipe, l’argent est beaucoup moins un facteur de succès qu’avant.

Le 23 janvier 2019 au Centre de balle Grand Chelem, j’aurai le plaisir de vous expliquer en détails ces trois changements qui ont propulsé le baseball vers ce que plusieurs considèrent comme son Âge d’Or. Comment ça se calcule, le partage des revenus? Il vient d’où cet argent-là? Quel pourrait être le payroll des Expos 2.0? Quel type d’équipe pourrait-on avoir à Montréal avec ces nouveaux moyens financiers? Quelles équipes existantes pourraient inspirer nos futurs dirigeants?

On va parler de business et de dollars mais, ultimement, on va passer pas mal de temps à parler de construction d’une équipe de baseball. Après tout, l’argent n’est pas une fin en soi (en tout cas, pas pour vous et moi ); c’est simplement un outil pour gagner des parties et, l’objectif ultime, une Série Mondiale.

Venez nous voir! Chez Grand Chelem il y a de la bonne bouffe locale, de la bière locale, du popcorn et tout ce que vous avez besoin pour passer une belle soirée en rêvant à nos Expos, les deux pieds sur terre. Des rêves basés sur la nouvelle réalité du baseball, une réalité qui nous offre plein de possibilités.

Une nouvelle réalité que je vais prendre plaisir à vous expliquer!

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